L'info au cœur de Touba
ÉconomieDécryptage

Entreprises publiques et investissement : les réformes attendues

Gouvernance des entreprises publiques, Code des investissements, PPP, foncier et financement des PME figurent parmi les réformes annoncées.

1 septembre 2026 5 min de lectureMis à jour le 1 septembre 2026 à 22:36
Entreprises publiques et investissement : les réformes attendues
Cheikh Diba lors du point de presse marquant la fin de la mission du FMI, le 1er septembre 2026. — Capture RTS1 — Point de presse du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

Le programme économique annoncé ne se limite pas à la dette et au déficit. Il prévoit aussi une gouvernance plus rigoureuse des entreprises publiques et une série de mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires. Le gouvernement veut attirer l’investissement privé, faciliter l’accès au foncier et au financement et renforcer la compétitivité des filières à forte valeur ajoutée.

Des objectifs de performance pour les entreprises publiques

Cheikh Diba affirme que l’État continuera d’assumer ses missions souveraines et de soutenir les activités stratégiques ou non marchandes indispensables. Mais les entreprises opérant dans des secteurs marchands devront disposer d’un modèle économique viable, d’une gouvernance rigoureuse et d’objectifs de performance clairement définis.

Le FMI demande également une supervision renforcée des entreprises publiques. L’enjeu est de mieux identifier les risques budgétaires, de contrôler les garanties et transferts de l’État et de prévenir l’accumulation de dettes cachées ou d’arriérés.

Code des investissements et partenariats public-privé

Le gouvernement annonce la poursuite de la mise en œuvre du Code des investissements entré en vigueur en février 2026. Il prévoit aussi de réviser la loi sur les partenariats public-privé afin de lever certains obstacles et d’améliorer la prévisibilité pour les investisseurs.

Ces réformes devront clarifier les procédures, les délais, les responsabilités et le partage des risques. Un cadre plus lisible peut accélérer les projets, mais les PPP doivent rester transparents afin d’éviter que des engagements de long terme ne créent de nouvelles charges budgétaires mal évaluées.

Foncier, financement et microfinance

Les autorités veulent améliorer l’accès au foncier et au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Le refinancement de la microfinance doit être renforcé, tandis que la transformation numérique de l’économie doit accélérer les démarches et élargir l’accès aux services financiers.

Pour les entreprises, la mise en œuvre sera déterminante : disponibilité réelle des terrains, coût du crédit, garanties exigées, délais administratifs et stabilité réglementaire. Les réformes devront être mesurées à partir de résultats concrets, pas seulement de nouveaux textes.

Faire du secteur privé un moteur de croissance

Le programme négocié avec le FMI mise sur une croissance davantage tirée par le secteur privé. Cette orientation intervient alors que la croissance hors hydrocarbures avait ralenti à 2,2 % en 2025, avant de rebondir à 4,7 % au premier trimestre 2026 selon le FMI.

La relance dépendra donc de la capacité à rétablir la confiance, régler les créances de l’État, améliorer la fourniture d’énergie et offrir aux investisseurs un environnement plus prévisible. La cohérence entre ces différents chantiers sera aussi importante que chaque réforme prise isolément.

Sources : point de presse du ministre ; communiqué n° 26/282 du FMI.

#entreprises publiques#investissement#PPP#PME#microfinance#Sénégal
Signaler une erreur

À lire aussi