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Économie

Créances de l’État : 300 milliards de FCFA annoncés aux entreprises

Le gouvernement prévoit une enveloppe de 300 milliards de FCFA pour régler des créances dues aux entreprises et soutenir leur trésorerie.

1 septembre 2026 5 min de lectureMis à jour le 1 septembre 2026 à 22:35
Créances de l’État : 300 milliards de FCFA annoncés aux entreprises
Cheikh Diba lors du point de presse marquant la fin de la mission du FMI, le 1er septembre 2026. — Capture RTS1 — Point de presse du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

Le gouvernement a annoncé une enveloppe de 300 milliards de francs CFA pour régler, sur le reste de l’année 2026, une partie des créances dues aux entreprises. L’objectif est de restaurer leur trésorerie, d’apurer des engagements en souffrance auprès des banques et de soutenir l’investissement et l’emploi. L’impact réel dépendra cependant de la rapidité et de la transparence des paiements.

Une injection de liquidités attendue par le privé

De nombreuses entreprises travaillant avec l’État supportent des délais de paiement qui fragilisent leur fonctionnement. Lorsqu’une facture demeure impayée, l’entreprise continue souvent de financer les salaires, les fournisseurs, les impôts et les échéances bancaires sans disposer de la recette correspondante.

Cheikh Diba affirme que le Trésor pourra accélérer les règlements grâce aux financements attendus dans le prolongement de l’accord avec le FMI. L’enveloppe de 300 milliards de francs CFA doit être consacrée au paiement de créances dues aux entreprises avant la fin de l’année.

Un possible effet sur les banques et l’emploi

Le règlement des arriérés peut produire un effet en chaîne. Une entreprise payée peut à son tour régler ses fournisseurs, réduire ses impayés bancaires, relancer un chantier ou préserver des emplois. Pour les banques, l’apurement de créances en souffrance peut améliorer la qualité des portefeuilles et libérer des capacités de financement.

L’effet ne sera toutefois pas uniforme. Il dépendra de la répartition de l’enveloppe, de l’ancienneté des créances, de la situation financière des bénéficiaires et de leur capacité à réinjecter les fonds dans l’activité productive.

Les critères de règlement devront être publiés

Pour éviter les contestations, les autorités devront préciser le périmètre des dettes concernées, les procédures de validation, l’ordre de priorité et le calendrier des paiements. Les PME, souvent plus vulnérables aux retards, auront besoin d’une visibilité particulière.

Une communication transparente permettra également de distinguer les créances régulièrement engagées et certifiées des dossiers encore litigieux ou incomplets. Le suivi des paiements devra montrer les montants effectivement décaissés, et non seulement les enveloppes annoncées.

Une mesure liée au redressement de la dette

Le règlement des fournisseurs fait partie des objectifs du PTDS. En réduisant à terme le service de la dette et les besoins de refinancement, le gouvernement espère dégager davantage de ressources pour apurer les arriérés intérieurs.

Le défi sera de traiter le stock existant tout en empêchant la constitution de nouveaux retards. Cela suppose une meilleure programmation budgétaire, un suivi renforcé des engagements de l’État et une discipline de paiement durable.

Sources : point de presse du ministre ; communiqué du ministère des Finances sur le PTDS.

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