Washington durcit le ton : les compagnies aériennes iraniennes menacées d'interdiction de vol dès le 23 septembre
Rédaction Touba Infos 21 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 21 septembre 2026 à 15:29
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a déclaré lundi que les compagnies aériennes iraniennes rencontreraient des difficultés croissantes pour opérer, alors que les sanctions américaines se durcissent. Selon ses propos, ces entreprises pourraient être dans l'incapacité de maintenir leurs vols d'ici le 23 septembre, soit deux jours après l'annonce.
Cette mise en garde s'inscrit dans le cadre de la politique de « pression maximale » menée par Washington contre Téhéran. Les sanctions américaines visent à limiter les capacités financières et logistiques de l'Iran, notamment dans le secteur du transport aérien. Les compagnies iraniennes, déjà fragilisées par des années de restrictions, pourraient voir leurs accès aux pièces détachées, aux services de maintenance et aux assurances internationales encore réduits.
« Les compagnies aériennes iraniennes vont avoir du mal à voler », a affirmé Scott Bessent, cité par des médias internationaux. Il n'a pas précisé les modalités exactes de cette mesure, mais des experts estiment que les transporteurs pourraient être contraints de suspendre une partie de leurs liaisons, voire la totalité, faute de pouvoir respecter les normes internationales.
L'annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et l'Iran. Washington accuse Téhéran de soutenir des groupes armés et de poursuivre un programme nucléaire controversé, ce que l'Iran dément. Les sanctions américaines, rétablies depuis 2018 après le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire, ont déjà lourdement affecté l'économie iranienne.
Pour les compagnies aériennes iraniennes, les conséquences pourraient être immédiates. La compagnie nationale Iran Air, qui exploite une flotte vieillissante, dépend de pièces détachées souvent obtenues par des circuits parallèles. Avec ce nouveau tour de vis, même ces canaux pourraient se tarir. D'autres transporteurs, comme Mahan Air, déjà sanctionnés pour des liens présumés avec les Gardiens de la révolution, sont particulièrement visés.
Les passagers iraniens pourraient être les premiers à en subir les effets. De nombreuses liaisons vers l'Europe, l'Asie et le Moyen-Orient risquent d'être suspendues ou fortement perturbées. Les Iraniens de l'étranger, qui comptent sur ces vols pour rentrer au pays, pourraient devoir passer par des pays tiers, avec des coûts et des temps de trajet accrus.
Au-delà de l'Iran, cette décision pourrait avoir des répercussions sur le transport aérien régional. Les compagnies étrangères qui collaborent avec des transporteurs iraniens, notamment pour des accords de partage de codes, pourraient être amenées à revoir leurs partenariats pour éviter des sanctions secondaires. Les autorités aériennes internationales pourraient également être amenées à retirer certaines certifications.
L'administration américaine justifie cette mesure par la nécessité de faire pression sur Téhéran pour qu'il modifie son comportement. « Nous continuerons à utiliser tous les outils à notre disposition pour empêcher l'Iran de déstabiliser la région », a ajouté Scott Bessent. Washington espère ainsi contraindre l'Iran à renégocier un accord plus large incluant son programme balistique et ses activités régionales.
Toutefois, des voix s'élèvent pour critiquer une approche qui pénaliserait en premier lieu la population civile. Des organisations humanitaires rappellent que les sanctions ne doivent pas entraver l'accès aux biens essentiels, y compris les médicaments, souvent transportés par voie aérienne. Elles appellent à des exemptions claires pour les vols humanitaires.
Du côté iranien, les autorités n'ont pas encore réagi officiellement. Mais des responsables ont déjà dénoncé par le passé des mesures « illégales » et « unilatérales ». Téhéran pourrait annoncer des contre-mesures, comme la restriction de l'espace aérien iranien à certaines compagnies occidentales, ce qui compliquerait davantage le trafic dans le Golfe.
Les prochains jours seront décisifs. Si les compagnies iraniennes cessent effectivement leurs opérations le 23 septembre, cela marquerait une nouvelle étape dans l'isolement aérien de l'Iran. Les observateurs suivront attentivement la réaction de Téhéran et l'impact sur les vols commerciaux dans la région.
Source : Seneweb, d'après les déclarations du ministre américain des Finances Scott Bessent.
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