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RDC : disparition brutale des deux chefs de la justice militaire dans un crash aérien à Kenge

Rédaction Touba Infos 25 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026 à 22:28
RDC : disparition brutale des deux chefs de la justice militaire dans un crash aérien à Kenge
Un accident d'avion survenu ce vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango, à environ 200 kilomètres au sud-est de Kinshasa, a coûté la vie à douze personnes, selon un bilan encore provisoire. Parmi les victimes figurent les deux plus hauts responsables de la justice militaire de la République démocratique du Congo : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général près cette même juridiction. L'appareil, un petit Antonov affrété par les autorités congolaises, transportait plusieurs passagers en plus des deux magistrats militaires. Le pilote et dix autres personnes auraient également péri dans l'accident, portant le bilan à douze morts. Aucun survivant n'a été signalé dans l'immédiat. Selon plusieurs sources concordantes, l'avion se serait écrasé peu avant ou après son atterrissage sur la piste de Kenge. Les circonstances exactes du drame restent floues. Les causes de l'accident ne sont pas encore connues, et aucune hypothèse officielle n'a été avancée par les autorités. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer l'origine de la catastrophe. La disparition simultanée des deux plus hautes autorités judiciaires militaires du pays constitue un événement sans précédent récent. Elle équivaut à une décapitation de l'appareil judiciaire militaire congolais, alors que celui-ci joue un rôle central dans le traitement des affaires impliquant militaires et groupes armés dans l'est du pays. Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay occupait le poste de premier président de la Haute Cour militaire, la plus haute instance de justice militaire en RDC. Le lieutenant-général Lucien-René Likulia était, lui, auditeur général, c'est-à-dire procureur général près cette juridiction. Ces deux postes sont stratégiques dans la chaîne pénale militaire. Le président de la République, Félix Tshisekedi, aurait été informé de la situation dans les heures suivant l'accident, selon des sources non confirmées. Aucune communication officielle de la présidence ou du gouvernement n'avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article. Les réactions politiques et institutionnelles devraient se multiplier dans les prochaines heures. Plusieurs observateurs estiment que cette disparition pourrait avoir des conséquences sur le fonctionnement de la justice militaire à court terme, notamment pour les dossiers en cours. Il est trop tôt pour mesurer l'ampleur exacte de ces répercussions. La province du Kwango, où s'est produit l'accident, est une zone relativement enclavée. Les liaisons aériennes y sont souvent assurées par des appareils de petite taille, parfois vétustes. Ces dernières années, plusieurs accidents d'avion impliquant des Antonov ont été recensés en RDC, pays vaste où le transport aérien reste un mode de déplacement essentiel mais risqué. Les autorités devraient dépêcher une équipe sur place pour recueillir les premiers éléments de l'enquête. Les corps des victimes devraient être rapatriés à Kinshasa dans les prochains jours. Une cérémonie officielle pourrait être organisée en hommage aux disparus. En attendant les conclusions de l'enquête, l'émotion reste vive dans les milieux judiciaires et militaires. La disparition des deux patrons de la justice militaire laisse un vide institutionnel important, alors que la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires et judiciaires. Source : RFI, 25 septembre 2026.
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