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Mauritanie : l'enseignement privé primaire menacé de disparition à la rentrée

Rédaction Touba Infos 2 octobre 2026 3 min de lectureMis à jour le 2 octobre 2026 à 13:03
Mauritanie : l'enseignement privé primaire menacé de disparition à la rentrée
En Mauritanie, à quelques jours de la rentrée des classes prévue le lundi 5 octobre, la réforme de l'enseignement primaire dans le privé se poursuit. Après la suppression des classes de première et deuxième années, ce sont désormais les classes de troisième et quatrième années qui disparaissent. Cette décision, qui s'inscrit dans une volonté affichée des autorités de favoriser l'école publique, suscite l'inquiétude dans le secteur privé. Selon les informations rapportées par RFI, la mesure vise à terme l'extinction complète de l'enseignement privé au niveau primaire. Les établissements privés, qui accueillaient jusqu'ici des élèves de tous les niveaux, se voient progressivement privés de leurs classes. Cette réforme s'applique à l'ensemble du territoire mauritanien, aussi bien dans la capitale Nouakchott que dans les autres régions du pays. Les autorités justifient cette décision par la nécessité de renforcer l'école publique et d'assurer une éducation de qualité pour tous les enfants. Elles estiment que le développement du secteur public permettra de réduire les inégalités et d'offrir de meilleures conditions d'apprentissage. Toutefois, les modalités pratiques de cette transition n'ont pas été précisées, notamment en ce qui concerne la réaffectation des élèves et des enseignants du privé vers le public. Du côté des acteurs du privé, c'est le désarroi. Les directeurs d'écoles privées dénoncent une décision brutale qui menace leurs établissements et l'emploi de nombreux enseignants. Ils craignent que cette réforme n'entraîne la fermeture de nombreuses structures et ne laisse des milliers d'élèves sans solution de scolarisation. Certains parents, qui avaient choisi le privé pour des raisons de qualité ou de proximité, s'interrogent sur l'avenir de leurs enfants. Cette réforme intervient dans un contexte où le système éducatif mauritanien est déjà confronté à de nombreux défis : effectifs pléthoriques dans les écoles publiques, manque d'infrastructures adéquates, et besoins croissants en personnel enseignant. L'intégration des élèves du privé dans le public pourrait accentuer ces difficultés si des moyens supplémentaires ne sont pas déployés. Pour l'heure, les autorités n'ont pas annoncé de mesures d'accompagnement pour les établissements privés touchés. Les responsables du secteur espèrent encore un dialogue avec le gouvernement pour trouver une solution qui préserve à la fois l'école publique et la liberté de choix des familles. La rentrée scolaire du 5 octobre sera donc scrutée de près. Elle constituera un premier test pour cette réforme ambitieuse, dont les conséquences sur le paysage éducatif mauritanien restent à évaluer. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer l'impact réel de cette politique sur les élèves, les enseignants et les établissements concernés. Source : RFI
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