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LE TRAVAIL DU COMITÉ D’ORGANISATION DU GRAND MAGAL S’ARRÊTE-T-IL APRÈS LA CÉRÉMONIE OFFICIELLE ?

Ibrahima Mbacké Diop 24 août 2026 3 min de lecture
LE TRAVAIL DU COMITÉ D’ORGANISATION DU GRAND MAGAL S’ARRÊTE-T-IL APRÈS LA CÉRÉMONIE OFFICIELLE ?
C’est une question que je pose simplement, sans polémique, mais parce qu’elle mérite vraiment d’être posée. Est-ce que le travail du Comité d’organisation du Grand Magal de Touba s’arrête une fois la cérémonie officielle terminée ? Chaque année, on voit tout le travail fait avant et pendant le Magal. Il faut accueillir des millions de personnes, gérer la circulation, la sécurité, l’eau, la santé, l’assainissement, l’hébergement, la communication… Ce n’est pas rien, et il faut reconnaître les efforts qui sont faits. Mais il y a un point qu’on oublie souvent : l’après-Magal. Une fois les cérémonies terminées et une grande partie des pèlerins repartie, qui prend réellement le relais ? Qui s’occupe du nettoyage général de la ville ? Qui veille à ce que les alentours de la Grande Mosquée retrouvent rapidement un état normal ? Qui coordonne l’évacuation des déchets, le pompage des eaux stagnantes et la remise en état des voies ? Parce qu’à mon avis, organiser le Magal, ce n’est pas seulement préparer l’arrivée des pèlerins. C’est aussi gérer correctement leur départ et remettre Touba en état. Et ça, normalement, devrait être prévu dès le départ. Quand plusieurs millions de personnes passent dans une même ville en quelques jours, on sait qu’il y aura forcément beaucoup de déchets et une forte pression sur l’assainissement. Ce n’est donc pas une surprise. On peut l’anticiper. Pourquoi ne pas intégrer officiellement une vraie phase post-Magal dans le dispositif d’organisation ? Dès le lendemain du Magal, toutes les structures concernées pourraient travailler ensemble sur un plan clair : nettoyage, évacuation des déchets, pompage, remise en état des axes les plus touchés, avec un suivi jusqu’au retour à une situation normale. Et franchement, s’il y a un endroit qui doit être prioritaire, ce sont les alentours de la Grande Mosquée. Nous parlons quand même du cœur de Touba. Ici repose Cheikh Ahmadoul Khadim. Si nous sommes capables de mobiliser autant d’énergie avant et pendant le Magal, nous devons aussi être capables de prolonger cet effort pendant quelques jours après. Je ne cherche pas un responsable à accuser. Je pose simplement une question d’organisation. Pour moi, le Magal devrait être pensé en trois temps : Avant : préparer Touba. Pendant : accueillir et servir. Après : nettoyer, assainir et remettre la ville en état. Les trois font partie du même événement. Donc je pose respectueusement la question au Comité d’organisation du Grand Magal de Touba : Votre mission prend-elle officiellement fin après la cérémonie du Magal ? Et si ce n’est pas le cas, quel est réellement le dispositif prévu pour l’après-Magal ? Parce qu’au fond, réussir le Magal, c’est aussi réussir ce qui vient juste après
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Ibrahima Mbacké Diop

Rédacteur en chef

Journaliste, spécialiste des questions religieuses et du fait mouride. Couvre Touba et le Grand Magal depuis plus de dix ans.

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