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Gambie : Washington et Banjul officialisent le transfert de 2,5 millions de dollars liés à Jammeh

Rédaction Touba Infos 21 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 21 septembre 2026 à 15:32
Gambie : Washington et Banjul officialisent le transfert de 2,5 millions de dollars liés à Jammeh
Les gouvernements américain et gambien ont procédé, ce mercredi, à la signature d'un accord officialisant le transfert de 2,5 millions de dollars vers la Gambie. Cette somme provient de la vente de biens ayant appartenu à l'ancien président Yahya Jammeh, selon des sources concordantes. L'accord a été paraphé par des représentants des deux pays, marquant une avancée dans un dossier ouvert depuis plusieurs années. Selon les informations disponibles, ces fonds seraient issus de la vente aux enchères d'un bien immobilier situé aux États-Unis, saisi dans le cadre de poursuites pour corruption. Les autorités américaines avaient engagé des procédures visant des avoirs attribués à l'ancien chef d'État gambien, au pouvoir de 1994 à 2017. La signature de cet accord permettrait donc le rapatriement effectif des fonds vers Banjul. Le montant de 2,5 millions de dollars représente une fraction des avoirs que la Gambie cherche à récupérer. Depuis la chute de Yahya Jammeh en janvier 2017, les nouvelles autorités ont entrepris des démarches pour localiser et récupérer les biens et fonds supposés détournés. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Suisse et les Émirats arabes unis, ont été sollicités dans le cadre de ces efforts. Cette opération intervient dans un contexte de coopération renforcée entre Washington et Banjul. Les États-Unis avaient déjà restitué des sommes importantes à la Gambie par le passé, notamment via des accords de partage d'actifs. En 2022, un premier transfert de plusieurs centaines de milliers de dollars avait été effectué. Le nouvel accord porterait le total des fonds restitués à plusieurs millions de dollars. Pour les autorités gambiennes, ce rapatriement s'inscrit dans une volonté de justice et de transparence. Le gouvernement de Adama Barrow a mis en place une commission chargée d'enquêter sur les avoirs de l'ancien régime. Les fonds récupérés devraient être affectés à des programmes de développement, notamment dans les secteurs de la santé et de l'éducation, selon des engagements officiels. Cependant, des questions subsistent sur la traçabilité exacte des fonds et sur les modalités de leur utilisation. Des organisations de la société civile gambienne appellent à une gestion rigoureuse et à une reddition des comptes. Elles soulignent que la lutte contre l'impunité et la corruption reste un défi majeur pour le pays. Du côté américain, ce transfert témoigne de la volonté de Washington de lutter contre la corruption transnationale. Le département de la Justice avait poursuivi des avoirs liés à Yahya Jammeh dans le cadre de son programme Kleptocracy Asset Recovery Initiative. Cette initiative vise à identifier et confisquer les biens acquis avec des fonds détournés par des dirigeants étrangers. Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée équatoriale depuis 2017, n'a pas réagi à cette annonce. Il fait l'objet de poursuites judiciaires en Gambie pour crimes économiques et violations des droits humains. Les autorités gambiennes ont émis un mandat d'arrêt international contre lui, mais son extradition n'a pas encore abouti. Ce nouvel accord pourrait ouvrir la voie à d'autres restitutions. Selon des sources proches du dossier, d'autres procédures seraient en cours aux États-Unis et en Europe. Les montants globaux réclamés par la Gambie s'élèveraient à plusieurs dizaines de millions de dollars. Les autorités espèrent que ces restitutions contribueront à la reconstruction économique du pays. La signature de cet accord intervient alors que la Gambie se prépare à des élections législatives. Le gouvernement de Adama Barrow cherche à démontrer son engagement dans la lutte contre la corruption, un thème central de la campagne électorale. L'opposition, de son côté, critique la lenteur des procédures et réclame des résultats concrets. À l'international, cette coopération entre les États-Unis et la Gambie est perçue comme un signal positif pour la lutte contre les flux financiers illicites en Afrique. Plusieurs pays du continent sont engagés dans des processus similaires de récupération d'avoirs. La Gambie pourrait devenir un exemple en la matière, à condition que la gestion des fonds soit transparente et bénéficie réellement à la population. Source : Seneweb, citée par Touba Infos.
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