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Diomaye Faye et Guterres à New York : les revendications africaines au menu des discussions

Rédaction Touba Infos 25 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026 à 02:43
Diomaye Faye et Guterres à New York : les revendications africaines au menu des discussions
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré jeudi le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en marge de son séjour à New York. Selon les informations rapportées par Seneweb, les deux responsables ont abordé des dossiers majeurs relatifs aux aspirations du continent africain sur la scène internationale. Au cœur des échanges, la question de la représentativité africaine au Conseil de sécurité de l'ONU. L'Afrique, qui compte 54 États membres, ne dispose actuellement que de trois sièges non permanents au sein de cet organe décisionnel, sans droit de veto. Cette configuration héritée de l'après-Seconde Guerre mondiale est régulièrement contestée par les pays africains, qui réclament une réforme en profondeur de l'architecture onusienne. Le président sénégalais aurait plaidé pour une position commune du continent, conformément au consensus d'Ezulwini, adopté en 2005 par l'Union africaine. Ce texte demande notamment l'attribution de deux sièges permanents avec droit de veto et de cinq sièges non permanents à l'Afrique. Une revendication portée de longue date par les chefs d'État africains, mais qui se heurte à la résistance de certaines grandes puissances. La question de la dette des pays africains figurait également parmi les sujets abordés. De nombreux États du continent consacrent une part importante de leurs ressources au service de la dette, au détriment des investissements dans les secteurs sociaux. Le Sénégal, qui a engagé un audit de sa dette, plaide pour une approche plus équitable dans le traitement de cette problématique. António Guterres, qui a fait de la réforme du système financier international l'une de ses priorités, aurait exprimé sa compréhension face aux préoccupations africaines. Le secrétaire général de l'ONU a régulièrement appelé à une refonte des institutions de Bretton Woods pour mieux prendre en compte les besoins des pays en développement. Cette rencontre intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à diversifier ses partenariats et à faire entendre sa voix sur les questions globales. Depuis son accession à la magistrature suprême en avril 2024, Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres internationales, affirmant la volonté de son pays de jouer un rôle actif dans les débats mondiaux. Le chef de l'État sénégalais effectue actuellement un déplacement aux États-Unis, où il participe à plusieurs rendez-vous diplomatiques. Son agenda new-yorkais comprend également des rencontres avec des investisseurs et des responsables d'organisations internationales, selon des sources concordantes. Les discussions avec António Guterres pourraient déboucher sur un soutien accru de l'ONU aux initiatives africaines, notamment en matière de médiation des conflits et de développement durable. Le Sénégal, qui a récemment pris des positions fermes sur la situation au Sahel, entend capitaliser sur son statut de membre non permanent du Conseil de sécurité pour porter les voix africaines. Pour rappel, le Sénégal siège au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2024-2025, aux côtés de pays comme l'Algérie, le Mozambique et la Sierra Leone. Cette présence constitue une plateforme stratégique pour défendre les intérêts du continent et promouvoir une gouvernance mondiale plus inclusive. La question de la réforme du Conseil de sécurité divise les États membres depuis des décennies. Si un consensus se dégage sur la nécessité d'élargir l'organe, les modalités de cette expansion, notamment l'attribution du droit de veto aux nouveaux membres permanents, demeurent un point de blocage majeur. L'Afrique, soutenue par d'autres régions en développement, continue de faire pression pour que cette réforme aboutisse dans les meilleurs délais. Les prochaines sessions de l'Assemblée générale des Nations Unies pourraient être l'occasion de relancer ce chantier, à condition que les grandes puissances fassent preuve de flexibilité. Source : Seneweb
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