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Bassirou Diomaye Faye plaide pour une refonte de l'ONU à la tribune des Nations unies

Rédaction Touba Infos 24 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026 à 01:05
Bassirou Diomaye Faye plaide pour une refonte de l'ONU à la tribune des Nations unies
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole jeudi devant l'Assemblée générale des Nations unies. Il a plaidé pour une réforme en profondeur de l'organisation mondiale, la jugeant insuffisamment armée face aux crises contemporaines. « Nous avons besoin d'une Organisation des Nations unies plus forte, plus représentative et plus efficace », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par le quotidien Le Soleil. Le chef de l'État sénégalais a inscrit son intervention dans un contexte de tensions internationales multiples. Il a estimé que les défis actuels, qu'ils soient sécuritaires, climatiques ou économiques, exigent une coopération multilatérale renforcée. Pour lui, l'ONU doit être en mesure de répondre de manière plus effective aux attentes des populations, notamment celles des pays en développement. La question de la représentativité a occupé une place centrale dans son discours. Le président Faye a souligné que la composition actuelle du Conseil de sécurité ne reflète plus les réalités géopolitiques du XXIe siècle. Il a plaidé pour une meilleure prise en compte des continents africain, asiatique et latino-américain au sein des instances de décision. Cette position rejoint celle portée par plusieurs États membres de l'Union africaine depuis des années. Au-delà des questions institutionnelles, le président sénégalais a évoqué les défis liés au fonctionnement même de l'organisation. Il a insisté sur la nécessité d'une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des résolutions et des engagements pris par la communauté internationale. Selon lui, les crises humanitaires, les conflits armés et les effets du changement climatique appellent des réponses rapides et coordonnées. Le discours du président Faye intervient dans un moment où plusieurs voix s'élèvent pour réclamer une réforme du multilatéralisme. Des pays du Sud global, en particulier, demandent une refonte des institutions de Bretton Woods et des instances onusiennes. Ils estiment que l'architecture actuelle, héritée de l'après-Seconde Guerre mondiale, ne correspond plus aux équilibres actuels. Le Sénégal, qui a souvent joué un rôle de médiation dans les crises régionales, entend porter cette voix. Le président Faye a d'ailleurs rappelé l'engagement de son pays en faveur de la paix et de la stabilité, notamment en Afrique de l'Ouest. Il a aussi plaidé pour un renforcement des mécanismes de prévention des conflits et de consolidation démocratique. Les observateurs notent que cette prise de position s'inscrit dans la continuité des orientations diplomatiques sénégalaises. Le pays a toujours défendu une gouvernance mondiale plus inclusive et plus juste. La nouvelle autorité entend toutefois imprimer un rythme plus soutenu à ce plaidoyer, en lien avec ses partenaires africains. La question du financement du développement a également été abordée. Le président sénégalais a souligné que les pays africains font face à des contraintes budgétaires importantes, aggravées par les crises internationales. Il a appelé à une solidarité accrue et à des mécanismes de financement adaptés aux besoins des économies vulnérables. Sur le plan sécuritaire, il a réitéré la nécessité d'une coopération renforcée contre le terrorisme et l'extrémisme violent. Les pays du Sahel et de la bande sahélo-saharienne sont particulièrement touchés par ces phénomènes. Pour le président Faye, une réponse efficace ne peut être que collective et coordonnée au niveau international. Enfin, le chef de l'État a réaffirmé l'attachement du Sénégal aux principes de la Charte des Nations unies. Il a invité les États membres à dépasser les clivages pour construire un ordre mondial plus équitable. Son message se veut un appel à la responsabilité collective face aux menaces qui pèsent sur la paix et le développement. Cette intervention du président sénégalais devrait alimenter les débats en cours sur l'avenir du multilatéralisme. Elle pourrait aussi trouver un écho auprès d'autres dirigeants africains qui partagent les mêmes préoccupations. Les prochaines échéances internationales seront l'occasion de mesurer la portée de cet appel. Source : Le Soleil
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