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Amnesty International dénonce des exactions contre des mineurs dans l'est de la RDC

Rédaction Touba Infos 21 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 21 septembre 2026 à 02:35
Amnesty International dénonce des exactions contre des mineurs dans l'est de la RDC
Dans un rapport publié ce vendredi, Amnesty International accuse le groupe armé AFC/M23 de graves violations des droits humains dans les zones minières du Nord et du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo. L'organisation non gouvernementale affirme que des exécutions sommaires, des actes de torture, du travail forcé et des recrutements d'enfants auraient été commis sur des sites d'exploitation de coltan et d'or contrôlés par le groupe rebelle. Ces informations, non confirmées de manière indépendante, reposent sur de nombreux témoignages recueillis auprès de victimes et de témoins, ainsi que sur l'analyse de photos et de vidéos fournies à l'ONG. Selon Amnesty International, ces exactions s'inscriraient dans un système d'exploitation économique des ressources naturelles au profit de l'AFC/M23. Le rapport évoque un trafic d'or et de coltan, dont des sacs auraient été illégalement acheminés vers le Rwanda, pays voisin. L'ONG précise que ces minerais, extraits dans des conditions dangereuses et sous la contrainte, alimenteraient des réseaux de contrebande qui échappent à tout contrôle étatique. Elle appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à enquêter sur ces faits et à traduire les responsables en justice. Les témoignages recueillis décrivent des scènes de violence extrême. Des mineurs, parfois âgés de moins de 15 ans, auraient été forcés de travailler dans des puits sans sécurité, sous la menace d'armes à feu. Ceux qui tentaient de s'échapper ou de refuser auraient été torturés ou exécutés sommairement. Amnesty International indique que ces pratiques seraient systématiques dans certaines zones minières, notamment autour de Rubaya, dans le territoire de Masisi, et dans plusieurs localités du Sud-Kivu. L'ONG souligne que les femmes et les filles seraient particulièrement exposées aux violences sexuelles. Le groupe AFC/M23, qui contrôle une partie de ces territoires depuis plusieurs mois, n'a pas réagi publiquement à ces accusations. Les autorités congolaises, de leur côté, n'ont pas encore commenté le rapport. Joint par RFI, un responsable local a affirmé ne pas être en mesure de confirmer ces informations, tout en reconnaissant que la situation sécuritaire dans l'est du pays reste très préoccupante. La région est le théâtre d'affrontements entre l'armée congolaise et divers groupes armés depuis près de trois décennies. Ce rapport intervient alors que la communauté internationale tente de relancer les efforts de paix dans l'est de la RDC. Les États-Unis et l'Union européenne ont récemment appelé à une cessation des hostilités et à un accès humanitaire sans entrave. Amnesty International demande que des enquêtes indépendantes soient menées et que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes devant les tribunaux. L'ONG exhorte également les pays importateurs de minerais à renforcer les contrôles sur les chaînes d'approvisionnement afin de ne pas alimenter indirectement ces violences. Pour l'heure, aucune confirmation officielle n'a été apportée aux allégations d'Amnesty International. Le rapport devrait toutefois relancer le débat sur l'exploitation illégale des ressources naturelles en RDC et sur la protection des civils, en particulier des enfants, dans les zones de conflit. La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) n'a pas encore réagi à ces accusations. Des organisations locales de défense des droits humains ont appelé à une mobilisation internationale pour mettre fin à l'impunité dans la région. Source : RFI, 20 septembre 2026.
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