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Transferts des migrants : le Sénégal en tête de l'Uemoa avec 2 522 milliards de FCfa en 2025

Rédaction Touba Infos 25 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026 à 19:31
Transferts des migrants : le Sénégal en tête de l'Uemoa avec 2 522 milliards de FCfa en 2025
Le Sénégal occupe la première place dans l'espace de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en matière de transferts d'argent des migrants, selon le rapport du Fonds international de développement agricole (Fida) publié le 24 septembre 2025. Le pays aurait reçu 2 522 milliards de francs CFA, contre 1 060 milliards pour la Côte d'Ivoire, qui se classe deuxième. Ces chiffres illustrent le poids croissant des envois de fonds dans l'économie sénégalaise. D'après le Fida, ces flux financiers dépassent largement l'aide publique au développement et les investissements directs étrangers dans plusieurs pays de la sous-région. Ils constituent une source vitale de devises et soutiennent la consommation des ménages. Au Sénégal, une part importante de ces fonds est destinée aux dépenses courantes, à la santé, à l'éducation et, dans une moindre mesure, à l'investissement immobilier. La prédominance sénégalaise s'expliquerait par l'importance de la diaspora, estimée à plusieurs millions de personnes, notamment en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe. Les transferts formels via les opérateurs agréés restent majoritaires, mais les canaux informels continuent de jouer un rôle non négligeable. Le rapport souligne également que les coûts de transaction demeurent un frein majeur, malgré les efforts de digitalisation. À l'échelle de l'Uemoa, les envois de fonds vers les pays à faible revenu auraient atteint des niveaux record en 2025. Le Fida appelle les États à mettre en place des politiques favorables pour canaliser ces ressources vers des investissements productifs. Il recommande notamment de réduire les frais de transfert, d'améliorer l'inclusion financière et de proposer des produits d'épargne adaptés aux diasporas. Pour le Sénégal, ces 2 522 milliards de FCfa représentent une manne considérable, équivalant à une part significative du PIB. Toutefois, leur volatilité et leur dépendance aux conditions économiques des pays d'accueil incitent à la prudence. Les autorités sénégalaises, en collaboration avec les institutions financières, tenteraient de mieux intégrer ces flux dans les stratégies de développement, notamment à travers des obligations diasporiques et des incitations fiscales. La Côte d'Ivoire, deuxième du classement, affiche des transferts de 1 060 milliards de FCfa, soit moins de la moitié du montant sénégalais. Le Mali, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso complètent le tableau avec des volumes plus modestes. Cette hiérarchie reflète à la fois la taille des diasporas et l'ancienneté des réseaux migratoires. Le rapport du Fida intervient dans un contexte où les discussions sur la gouvernance mondiale des migrations et sur le coût des transferts se poursuivent. Les objectifs de développement durable prévoient de réduire les frais de transfert à moins de 3 % d'ici 2030. Pour l'heure, les moyennes restent supérieures dans plusieurs corridors, pénalisant les bénéficiaires. En définitive, la position du Sénégal dans l'Uemoa confirme le rôle central de sa diaspora dans l'économie nationale. Les experts s'accordent sur la nécessité de transformer ces transferts en véritables leviers d'investissement pour les secteurs productifs, afin de générer des emplois et de réduire la dépendance aux flux extérieurs. Les prochains rapports indiqueront si cette tendance se consolide ou fluctue. Source : Lesoleil.sn, citant le rapport du Fida publié le 24 septembre 2025.
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