L'info au cœur de Touba
Économie

FMI et budget : les créances des PME prioritaires avant la fin de 2026

Après l’accord technique avec le FMI, le gouvernement prépare une loi de finances rectificative et promet de commencer le paiement des arriérés intérieurs avant la fin de l’année.

La rédaction de Touba Infos 2 septembre 2026 5 min de lectureMis à jour le 3 septembre 2026 à 02:09
FMI et budget : les créances des PME prioritaires avant la fin de 2026
Le président Bassirou Diomaye Faye lors d’une rencontre officielle.Présidence de la République du Sénégal

L’accord technique conclu entre le Sénégal et les services du Fonds monétaire international ouvre une phase décisive pour les finances publiques. Le Conseil des ministres du 2 septembre a fixé plusieurs échéances concernant le budget et le paiement des dettes de l’État envers les entreprises.

Un programme envisagé sur trois ans

Le programme économique et financier pourrait être soutenu par une Facilité élargie de crédit d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 243 milliards de francs CFA, sur trois ans.

L’accord reste toutefois soumis à l’approbation de la direction et du Conseil d’administration du FMI. Il ne correspond donc pas encore à un décaissement immédiat.

Une loi de finances rectificative attendue

Le Premier ministre a demandé au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan de déposer rapidement à l’Assemblée nationale une loi de finances rectificative pour l’année 2026. Ce texte devra intégrer les nouvelles orientations issues des discussions avec le FMI.

Priorité aux TPE, PME et PMI

Les résultats de l’audit sur les arriérés intérieurs doivent être soumis au président de la République. Le paiement des créances devrait commencer avant la fin de 2026, avec une priorité accordée aux très petites entreprises, aux PME et aux PMI.

Le règlement de ces dettes est attendu pour améliorer la trésorerie des entreprises, préserver leur capacité d’investissement et soutenir l’emploi.

Le budget 2027 attendu avant le 30 septembre

Le projet de loi de finances initiale pour 2027 devra être finalisé et examiné en Conseil des ministres au plus tard le 30 septembre 2026.

Les ministères sont invités à sélectionner et structurer rigoureusement leurs projets. Ces critères seront déterminants dans les arbitrages budgétaires pour 2027.

Source : communiqué du Conseil des ministres du 2 septembre 2026.

#FMI#budget 2027#PME#arriérés intérieurs#loi de finances#Sénégal
Signaler une erreur

À lire aussi

SÉNÉGAL–FMI 2026-2029 : OÙ VONT RÉELLEMENT LES 1 243 MILLIARDS ?
Économie

SÉNÉGAL–FMI 2026-2029 : OÙ VONT RÉELLEMENT LES 1 243 MILLIARDS ?

Les 1 243 milliards annoncés par le FMI paraissent immenses. Pourtant, ils ne représentent qu’une fraction des besoins de financement du Sénégal d’ici 2029. Voici où se situe réellement l’enjeu.

Rédaction Touba Infos12 min
FMI–Sénégal : Abdourahmane Sarr appelle à une transformation systémique
Économie

FMI–Sénégal : Abdourahmane Sarr appelle à une transformation systémique

Dans cette tribune, Abdourahmane Sarr revient sur l’accord conclu au niveau du staff entre le FMI et les autorités sénégalaises, ainsi que sur la dette, les choix budgétaires et la transformation systémique du pays.

Abdourahmane Sarr4 min
Entreprises publiques et investissement : les réformes attendues
Économie

Entreprises publiques et investissement : les réformes attendues

Le programme économique annoncé ne se limite pas à la dette et au déficit. Il prévoit aussi une gouvernance plus rigoureuse des entreprises publiques et une série de mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires. Le gouvernement veut attirer l’investissement privé, faciliter l’accès au foncier et au financement et renforcer la compétitivité des filières à forte valeur ajoutée.

5 min
Accord avec le FMI : ce qui pourrait changer pour les ménages
Économie

Accord avec le FMI : ce qui pourrait changer pour les ménages

L’accord annoncé entre le Sénégal et les services du FMI ouvre la perspective d’un programme économique de trois ans. Pour les ménages, ses effets ne seront ni immédiats ni identiques. Ils dépendront des décisions sur les prix de l’énergie, les impôts, les dépenses publiques, les transferts sociaux et l’emploi. Voici les principaux changements possibles et les points qui restent encore à préciser.

5 min