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Lèpre : 26 cas détectés dans la région de Fatick entre 2021 et 2025

Rédaction Touba Infos 25 septembre 2026 3 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026 à 23:23
Lèpre : 26 cas détectés dans la région de Fatick entre 2021 et 2025
La région de Fatick, située au centre-ouest du Sénégal, a enregistré 26 cas de lèpre entre 2021 et 2025. L'information a été rendue publique jeudi par le coordonnateur du Programme national de lutte contre la lèpre, le Dr Ndiaga Guèye. Selon lui, dix nouveaux cas ont été détectés rien qu'en 2025, ce qui porte à 26 le total des infections recensées sur la période quinquennale. Ces chiffres ont été communiqués en marge d'une rencontre d'évaluation des activités de lutte contre la maladie dans la région. Le Dr Guèye a précisé que ces cas ont été identifiés grâce au système de surveillance épidémiologique et aux dépistages actifs menés dans les structures sanitaires et au sein des communautés. La lèpre, également appelée maladie de Hansen, est une infection chronique causée par la bactérie Mycobacterium leprae. Elle touche principalement la peau et les nerfs périphériques. Si elle n'est pas traitée à temps, elle peut entraîner des infirmités graves et irréversibles. Cependant, elle se guérit par une polychimiothérapie (PCT) administrée gratuitement dans les centres de santé. Au Sénégal, la lèpre n'a pas totalement disparu, même si sa prévalence a considérablement baissé depuis les années 1980. Le pays a atteint le seuil d'élimination en tant que problème de santé publique il y a plusieurs décennies, mais des cas continuent d'être signalés chaque année, notamment dans certaines régions comme Fatick, Kolda, Tambacounda ou Ziguinchor. Le coordonnateur du programme national a souligné que la détection tardive reste un défi majeur. Beaucoup de patients consultent alors que la maladie a déjà provoqué des lésions nerveuses. Il a appelé à renforcer la sensibilisation des populations pour qu'elles se présentent rapidement dans les structures de santé dès l'apparition de taches suspectes sur la peau. La stigmatisation constitue également un obstacle important. Dans certaines communautés, les personnes atteintes de lèpre sont encore rejetées ou isolées, ce qui retarde leur prise en charge. Les autorités sanitaires insistent sur le fait que la maladie se guérit et que le traitement est gratuit et disponible dans tous les postes de santé. Pour endiguer la transmission, le Programme national de lutte contre la lèpre mise sur le dépistage précoce, le suivi des contacts familiaux et la distribution de médicaments. Des campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisées dans les zones endémiques, avec l'appui de partenaires techniques et financiers. Dans la région de Fatick, les équipes médicales ont intensifié les recherches de cas ces dernières années. Les dix cas détectés en 2025 témoignent d'une surveillance active, mais aussi de la persistance de la circulation de la bactérie. Les responsables sanitaires estiment que le nombre réel de malades pourrait être plus élevé en raison des cas non diagnostiqués. Le Dr Guèye a invité les populations à ne pas considérer la lèpre comme une malédiction ou une maladie honteuse. Il a rappelé que tout cas suspect doit être immédiatement signalé aux agents de santé communautaires ou aux infirmiers des postes de santé. Un diagnostic précoce permet d'éviter les handicaps et d'interrompre la chaîne de transmission. La lutte contre la lèpre s'inscrit dans le cadre des objectifs de développement durable des Nations unies, qui visent à éliminer la maladie en tant que problème de santé publique d'ici 2030. Le Sénégal, à l'instar d'autres pays, poursuit ses efforts pour réduire l'incidence et améliorer la prise en charge des patients. En marge de la rencontre, les acteurs de la santé ont passé en revue les indicateurs de la région et défini de nouvelles stratégies pour les années à venir. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de former davantage de agents de santé et de renforcer la collaboration avec les relais communautaires pour identifier les cas le plus tôt possible. La région de Fatick, qui compte plusieurs districts sanitaires, dispose de centres de diagnostic et de traitement de la lèpre. Les médicaments sont fournis gratuitement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à travers le programme national. Les patients peuvent également bénéficier d'un suivi psychosocial pour faciliter leur réinsertion sociale. Si le nombre de cas reste relativement faible à l'échelle nationale, la persistance de la lèpre dans certaines localités rappelle que la vigilance doit être maintenue. Les autorités sanitaires appellent à une mobilisation collective pour venir à bout de cette maladie millénaire qui continue de toucher les populations les plus vulnérables. Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS).
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