VIDÉO – Reportage : Le Tata d’Alboury Ndiaye , des vestiges à ciel ouvert.

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Le «Tata», lieu de refuge

Le Tata d’Alboury Ndiaye, servant de palais royal, est une infrastructure militaire traditionnelle dont l’architecture est inspirée de celle qui faisait la fierté des Mansa mandingues et de Maba Diakhou BA du Rip. En effet, le prince Alboury et son jeune oncle maternel, Lat Dior Ngoné Latyr, ont fourbi leurs armes sous les ordres de l’Almamy.

Pour réaliser l’ouvrage, nous confie un habitant des lieux, «un contingent de 3000 hommes avait été mobilisé à travers tout le Djolof». Les attaques successives d’Ahmadou Cheikhou et de Samba Laobé Fall avaient pris par surprise Yang Yang. Ce dernier a livré sa dernière bataille au tamarinier de Guilé (1 km à l’ouest de Mbeuleukhé en allant vers Mboynane) en 1886.

Le Tata est bâti stratégiquement sur une butte afin que les combattants puissent apercevoir l’ennemi de loin et défendre avec succès la place. Long de 100 m et large de 80 m, le tata est une enceinte fortifiée dans laquelle vit un chef africain avec sa famille, sa cour et ses biens. Haut de 6 m et large de 2,5 m, avec deux barrages, le mur était percé de meurtrières sourcilières. Le tata accueillait la case du «Bourba», celle des femmes ainsi que celle de la reine mère.

En temps de guerre, le lieu servait de refuge pour les enfants, les vieillards et les infirmes. Cimenté à l’argile, le mur en état de délabrement très avancé garde encore les pierres blanches extraites de la vallée et de forme ovoïde, le fameux calcaire de Yang Yang qui va faire l’objet d’une exploitation industrielle (voir notre article paru dans EnQuête du 14 avril 2014. À 50 m du Tata, se trouvait la Poste coloniale, lieu de dépôt des missives venant du Gouverneur général de Saint-Louis.
La cité des Bourba a été le théâtre de plusieurs guerres dont celle dite de la surprise de Yang Yang.

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