SENEGAL -Quand le peuple creuse toujours sa propre tombe

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Quand un peuple s’investit dans sa perte et qu’il tente de réparer ses erreurs passées sans en avoir tiré,au préalable, les enseignements qu’elles avaient le mérite de lui porter, il se perd davantage, s’en rend compte mais demeure impuissant tant qu’il maintient sur lui, le ciel qui l’abîme sans cesse.
Voilàle mal du peuple sénégalais.
Depuis 1960, il confie sa destinée aux mêmes hommes, en écoutant toujours la même démagogie, en tombant sans cesse sur le seul résultat dont ils sont capables: la trahison du peuple.

L’enthousiasme qui a témoigné de l’investissement de Léopold Sedar Senghor, d’Abdou Diouf, d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall sont les mêmes, à quelques égards prêts, et on ose toujours croire en ces politiques pour que le futur de notre nation soit guéri de maux qu’ils lui ont, eux-mêmes, portés.
Nous osons encore espérer notre développement par le biais de leurs bonimenteurs discours et au faîte de leurs promesses, crispées à l’heure où ils les formulent.
Nous, nous sommes les seuls responsables de notre déroute et nous osons nous plaindre d’un qui veut faire voter avec des permis de conduire tout en nous alliant avec un qui était dans la gestion publique, complice de tous les maux qu’il se dit devoir décrier.
Toutefois, comme le disait Référence Guy Maruis Sagna : « il nous faut une alternative mais pas une alternance» et cela déconcerte de voir que la classe politique est seulement divisée en trois parties:

Ceux qui veulent maintenir l’oppression dans laquelle ils ont commencé de mettre les sénégalais,
Ceux qui veulent retrouver le pouvoir ou quelques prérogatives que confère le pouvoir, après avoir montré au peuple leurs limites et meur mauvaise foi,
Ceux, encore qui font la politique depuis leur tendre enfance et qui n’ont dautres moyens pour améliorer leur notoriété que de mijoter un scandale, bénéficiant d’une sympathie noire. Ceux-là même qui appellent à l’alternance non sans savoir que nous avons, à présent plus besoin, de «tive» que de «nance»…..
La force reste au peuple et il la donne depuis trop longtemps à une bande d’incompétents, de bonimenteurs en toute nature et dans leur bien connue espèce.
La politique est finie, elle aura montré la voie à une autre forme de participation.

Ahmadu Siga,

faysigaa@gmail.com

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